La Définition Sunnite
de l'Innovation
 bonne ou mauvaise
by Sh. G. F. Haddad - Shawwāl 1423

L'article comporte deux parties :

I. La définition d'Al-Shāfi'i de l'innovation (bid'a) comme étant bonne ou mauvaise.
II. La classification des bonnes et des mauvaises innovations (bid'a) par les Gens de la Sunna (Ahl al-Sunna) et d'autres.

I. La définition d'Al-Shāfi'ī de la bonne et de la mauvaise innovation.

L'une des plus grandes contributions d'Al-Shāfi'ī (rahimahullāh) dans les fondements de la jurisprudence (usūl al-fiqh) est la division de l'innovation (al-bid'a) et des nouveautés (al-muhdathāt) en "bonnes" ou en "mauvaises" en fonction du fait qu'elles se conforment ou non aux lignes directrices de la Religion. Ceci est rapporté de manière authentique d'Al-Shāfi'ī d'après deux de ses étudiants les plus prestigieux durant les derniers temps de sa vie : les traditionnistes égyptiens, maītres du Hadith Harmal ibn Yahyā al Tujaybī (rahimahullāh) et al-Rabī' ibn Sulaymān al Murādī (rahimahullāh).

Harmala a dit :
J'ai entendu Al-Shāfi'ī dire : "L'innovation est de deux types (al bid'atu bid'atān), approuvée (bid'a mahmūda) et désapprouvée (bid'a madhmūma). Tout ce qui est conforme à la Tradition (Sunna) est approuvé (mahmūd) et tout ce qui s'y oppose est abominable (madhmūm)."

Il a utilisé comme preuve la parole de Umar ibn al Khattab (rady Allāh 'anhu) concernant la prière surérogatoire en groupe durant les nuits du mois de Ramadān : "Quelle bonne innovation !" [1]

Al-Rabī a dit :
"Al-Shāfi'i nous a dit : "Les affaires innovées (al-muhdathātu min al-umūri darbān) sont de deux types : l'une est une innovation (mā uhditha yukhālifu) qui contredit un élément du Coran (Qur'ān), de la Sunna, de la pratique des Compagnons (athar) ou du Consensus (ijmā'). Cette innovation est un égarement (fahādhihi al-bidʿatu dalāla).
L'autre type est l'innovation dans tout ce qui est bon (mā uhditha min al-khayr) et qui ne s'oppose en rien à ce qui a été mentionné précédemment, et il n'y a pas de mal dans cette innovation (wahādhihi muhdathatun ghayru madhmūma). 'Umar (rady Allāhu 'anhu), a dit concernant la prière du Ramadān : "Quelle bonne innovation !" En voulant dire qu'il s'agissait d'une innovation qui n'avait pas existé auparavant mais qu'il n'y avait rien qui contredisait les sources mentionnées plus tôt." [2]

Ainsi, Al-Shāfi'ī a établi les critères essentiels et indispensables à la détermination des vraies innovations, comme définies par l'Imām al-Haytamī, le Qādī Abu Bakr ibn al 'Arabi, et l'Imām al-Lacknawī entre autres, respectivement :

"Le mot bid'a en terme de Loi est tout ce qui est innové en contradiction des commandements du Législateur (sallallāhou ‘alayhi wa salām) et des preuves spécifiques et générales." [3]

"Seule l'innovation (bid’a) qui contredit la Tradition (Sunna) est blāmable." [4]

"Le terme Bid'a désigne ce qui n'a pas existé durant les trois premiers siècles et qui n’a pas de base parmi les quatre sources de l'islam" i.e le Coran (Qur’ān), la Tradition Prophétique (Sunna), le consensus (Ijmā’), et le raisonnement pas analogie (Qiyās). [5]

Par conséquent, il n’est pas suffisant qu’une chose soit nouvelle pour qu’elle soit considérée comme une innovation blāmable (bid’a), elle doit aussi contredire la Religion.

Al Bayhaqī (rahimahullāh) a commenté les propos rapporté d'al-Rabī ainsi :

De même, débattre avec les gens de l'innovation - lorsqu'ils rendent leur hérésie publique où qu'ils soulèvent des insinuations - pour contredire leurs propos et exposer leurs erreurs est appréciable, même si c'est une innovation, car cela consiste à les réfuter. Le Prophète (sallallāhou ‘alayhi wa salām) ainsi que certains Compagnons (rady Allāhu ‘anhum) ont été interrogés à propos du Décret Divin (al-qadar) et leurs réponses nous ont été transmises. A cette époque, ils se contentaient des mots du Prophète (sallallāhou ‘alayhi wa salām), ensuite des narrations rapportées à cet effet. Mais de nos jours, les innovateurs ne se contentent plus de telles réponses, pas plus qu'ils ne les acceptent. Ainsi, il est devenu nécessaire de réfuter leurs insinuations - lorsqu'elles deviennent publiques - avec ce qu'ils considèrent eux-mêmes comme des preuves. Et la réussite vient d'Allāh. [6]

C'est une défense claire et nette, de la part de l'Imām al Bayhaqī de la nécessité et du caractère traditionnel (Sunna) de l'utilisation de la théologie (kalām) pour réfuter les innovateurs. Des propos similaires sont rapportés de Ibn ‘Asākir (rahimahullāh), Ibn al Salāh (rahimahullāh), al-Nawawī (rahimahullāh), Ibn al Subkī (rahimahullāh), Ibn ‘ābidīn (rahimahullāh), et d'autres grands Imāms.


II. La sépartion des bonnes et des mauvaises innovations d'après les savants de la sunna (Ahl al-Sunna) et d'autres :

La définition identique d'al Ghazzāli.

Hujjat al-Islām al-Ghazzāli (rahimahullāh) a dit sur sa discussion concernant le fait d'ajouter la ponctuation au texte du Coran (Qur’ān) :

Le fait que cet acte soit innové (muhdath) n'est en rien un obstacle. Combien de pratiques innovées sont excellentes ! Comme il a été dit concernant l'établissement de la prière de Tarawih en groupe, c'était une nouvelle pratique instaurée par 'Umar (rady Allāh 'anhu) et c'était une excellent innovation (bid'a hassana). L'innovation blāmable est uniquement celle qui s'oppose à la Sunna ou qui mène à la changer. [7]

La définition identique de Ibn al-'Arabī al-Māliki.
Le Qādī Abū Bakr Ibn al-'Arabī (rahimahullāh) a dit dans sa discussion sur l'innovation (bid'a) :

Sache - Qu'Allāh t'accorde la science ! - que les affaires innovées sont de deux sortes (al-muhdathātu darbān).
1) Une innovation qui n'a d'autre base que la passion et la pratique arbitraire. Celle-ci est catégoriquement rejetée. Et
2) Une innovation instaurée pour correspondre à quelque chose de déjà établi. Telle était la tradition (Sunna) des Califes (rady Allāh 'anhum) et celle des éminents Imāms. Les affaires nouvelles et les innovations ne sont pas blāmables pour la seule raison qu’elles sont désignées par les termes muhdath et bid’a, ni à cause de leur signification ! Allāh, le Très Haut a dit : « Aucun nouveau (muhdath) rappel ne leur vient de leur Seigneur » (21 :2) et ‘Umar (rady Allāh 'anhu) a dit : « Quelle bonne innovation ! (bid’a) » Ainsi, seule l’innovation qui contredit la Sunna est blāmable et les pratiques récentes qui invitent à l’égarement aussi. [8]

La définition identique de Ibn Hazm et Ibn al Jawzi :

Ibn Hazm al Zāhirī (rahimahullāh) a dit :

L’innovation en Religion est tout ce qui ne nous a été transmis ni du Coran, ni du Messager d’Allāh (sallallāhu ‘alayhi wa salām), cependant on est rétribué pour certaines d’entre elles et ceux qui les pratiquent sont excusés si leur intention est bonne. On y inclut ce qui est digne de récompense et excellent (hassan), à savoir, ce qui est originellement permis (mā kāna asluhu al-ibāh) comme il est rapporté de ‘Umar (rady Allāh ‘anhu) : « Quelle bonne innovation ! ». Parmi les innovations se trouvent toutes les bonnes actions dont les textes ont stipulé le caractère méritoire même si leur pratique n’a pas été textuellement fixée. Et parmi elles se trouve aussi le blāmable pour lequel il n’y a aucune excuse comme tout ce dont l’invalidité est prouvée.

Ibn al Jawzi (rahimahullāh) a parlé en terme similaire au début de son Tablīs Iblīs. "Certaines nouveautés (muhdathāt) ont été apportées qui ne s'opposent pas à la Loi Sacré, pas plus qu'elles ne la contredisent, ainsi, ils (les pieux prédécesseurs) n'ont pas vu de mal dans leur pratique, comme le fait que 'Umar (rady Allāh 'anhu) ait rassemblé les gens pour les prières nocturnes de Ramadān, après quoi il les a vu et a dit : "Quelle bonne innovation !"

La définition identique de Ibn al-Athīr al Jazarī :

Le lexicographe Ibn al-Athīr (rahimahullāh) a dit dans son chef-d’œuvre, al-Nihāya fī Gharīb al-Hadīth wal-Athar :

L’innovation est de deux sortes : l’innovation de guidance et l’innovation d’égarement (bid’atu hudā wa-bid’ati dalāla). Tout ce qui va à l’encontre des commandements d’Allāh et de Son Messager (sallallāhu ‘alayhi wa salam) se trouve dans la sphère du blāme et de la condamnation. Et tout ce qui rentre dans ce qu’Allāh et Son Messager (sallallāhu ‘alayhi wa salām) ont recommandé en général se place dans la sphère du mérite. Tout ce qui n’a pas de précédent comme l’extrême générosité ou l’extrême bonté sont des actes méritoires. Il n’est pas permis de dire qu’un tel comportement va à l’encontre de la Loi car le Prophète (sallallāhu ‘alayhi wa salām) a stipulé qu’il sera récompensé quand il a dit : « Quiconque institue une bonne coutume en Islām (man sanna fīl-islāmi sunnatan hasana) aura une récompense ainsi que celle de tous ceux qui l’auront suivi. » De même, il a dit : «Quiconque institue une mauvaise coutume en islam (waman sanna fīl-islāmi sunnatan sayyi’atan) recevra un chātiment ainsi que celui de ceux qui l’auront pratiqué. » [10] Il s’agit des cas où l’acte contredit ce qu’Allāh et Son Messager (sallallāhu ‘alayhi wa salām) ont commandé… C’est dans ce sens que le hadith « toute innovation est égarement. » [11] est compris : il signifie, tout ce qui s’oppose aux bases de la Loi et qui ne correspond pas à la Sunna. [12]

La classification en cinq groupes d’Ibn ‘Abd al-Salām.

Le Shaykh al-Islām, le Sultan des ‘ulama, l'imam al Izz Ibn Abd al Salam (rahimahullāh) a dit de même :

"Il y a différents types d'innovations (bid'a). Le premier concerne tout ce que la Loi a recommandé ou rendu obligatoire et qui n'était pas pratiqué dans la première période de l'Islām. Le second type concerne tout ce que la Loi a interdit ou déconseillé, et qui n'était pas pratiqué dans les premiers temps de l'Islām. Le troisième type concerne tout ce que la Loi a indiqué comme permis et qui n’était pas pratiqué dans la première période de l’Islām." [13]

Ailleurs, il déclare qu'il y a cinq catégories d'innovations, de même que les savants ont classé les actions en cinq groupes : obligatoire (wājib), interdite (harām), recommandée (mandūb), déconseillé (makrūh), permise (mubāh). [14]

Confirmation de la classification par al Nawawi :

Shaykh al-Islām, Imam al Nawawi (rahimahullah) a dit :
L’innovation (al bid'a) dans la Loi, est le fait d'innover ce qui n'existait pas du temps du Messager (sallallāhu alyhi wa salām) et elle est divisée en 'excellente' et 'mauvaise' (wahya munqasimatun ila hasana wa qabīha). Le Shaykh, l'Imām, dont l'autorité, la grandeur, le rang et l’intelligence dans toutes sortes de sciences islamiques font l'unanimité, Abū Muhammad ‘Abd al-‘Aziz ibn ‘Abd al-Salām -qu'Allah le prenne en miséricorde et soit satisfait de lui !-a dit à la fin de son livre, al Qawa'id (al-Kubrā) :

"L'innovation est divisée en celle qui est obligatoire (wājiba), interdite (muharrama), recommandée (mandūba), déconseillée (makrūha) ou indifférente (mubāha).
La manière de décider est d'examiner l'innovation à la lumière des règles de la Loi (qawā’id al-sharī’a). Si elle tombe dans le champ des obligations (ījab), elle est donc obligatoire, si elle tombe dans le champs des interdictions, elle est interdite (tahrīm), dans le champs des recommandations, elle devient recommandée, déconseillé si elle concerne ce qui l’est et permise si elle touche aux permissions." [15]

Confirmation de la classification par Ibn Hajar.

Al Hāfidh ibn Hajar (rahimahullāh) a dit :
La signification première de l'innovation est ce qui est produit sans précédent. Ce terme est employé dans la Loi par opposition à la Sunna, ainsi elle est blāmable. De manière précise, si elle fait partie de ce qui est classé comme désirable par la Loi, alors c'est une bonne innovation (hasana), tandis que si cela fait partie des actes blāmables, alors c'est une innovation blāmable (mustaqbaha), sinon elle tombe dans la catégorie de ce qui est permis (mubah). Elle peut être classée dans les cinq catégories connues." [16]

Accord des Ecoles sur la classification en cinq statuts juridiques.

Les Quatre Ecoles sont en accord sur la classification des innovations (bid’a) comme l’illustre l’acceptation de la majorité des autorités de chacune d’elles.

Parmi les Hanafis : Al Kirmānī, Ibn ‘ābidin, al-Turkmāni, al-‘Ayni et al-Tahānawī. [17]

Parmi les Mālikīs : al-Turtūshī, Ibn al-Hājj, al-Qarāfī, et al-Zurqānī, tandis qu’al-Shātibi a tenté une réfutation en déclarant que les classification est « une affaire inventée sans aucune preuve dans la Loi » ! [18]

Cette question fait l’objet d’un consensus chez les shafi’ites. [19]

Acceptation timide parmi les Hanbalites qui ont modifiés la terminologie d’Al-Shafi’ī et d’Ibn ‘Abd al-Salām en employant les expressions « innovation lexicale » (bid’a lughawiyya) et « innovation légale » (bid’a shar’iyya) pour correspondre respectivement - bien que de manière imprécise - à l’innovation « approuvée » et « blāmable » d’Al-Shafi’ī. [20]
Cette manière de couper les cheveux en quatre est devenue une caractéristique du Wahhābisme dans tous les micro-débats sur l’innovation, ceci malgré le fait que l’attitude correcte - comme d’habitude - est de s’attacher à l’avis majoritaire (Jumhūr).

Shaykh Muhammad Bakhīt al-Muṭīʿī (rahimahullāh) a conclu que « L’innovation légale est celle qui égare et qui est condamnée. Quant à l’innovation que les savants (‘ulama) ont divisée en obligatoire, interdite et ainsi de suite ; c’est l’innovation lexicale qui est plus globale que la légale car cette dernière en fait partie. » [21]

Al-Shawkānī (rahimahullāh) a conclu dans son Nayl al-Awtar que la séparation des innovations en bonnes et mauvaises et la position la plus authentique et la plus correcte. [22]

Il est suffisant qu’un Imām Mujtahid des Salaf l’ait dit en se basant sur le Coran et la Sunna sans tenir compte des argumentations des siècles suivants - que se soit d’un homme qui voudrait être un murrajih comme al-Shawkānī ou un censeur comme comme al-Shātibi - à la lumière de l’accord de la majorité (Jumhūr) autour de l’explication d’Al-Shafi’ī et l’injonction Divine et Prophétique de suivre la voie des Croyants et de s’attacher à la grande masse.
« Il n’est pas un Imām en Science (‘Ilm) qui suit des positions aberrantes (shādhdh) » (‘Abd al-Rahmān ibn Mahdī)

Et Allāh sait mieux.

Notes :
[1] Rapporté de Ḥarmala par Abū Nuʿaym avec une chāine qui remonte à travers Abū Bakr al-ājurrī dans Ḥilyat al-Awliyā' (9:121 #13315=1985 ed. 9:113) et cité par Abū Shāma dans al-Bāʿith ʿalā Inkār al-Bidaʿ wal-Ḥawādith (Ryadh 1990 ed. p. 93), Ibn Rajab dans Jāmiʿ al-ʿUlūm wal-Ḥikam (p. 267=Zuḥaylī ed. 2:52= Arna'ût. ed. 2:131 ṣaḥīḥ), Ibn Ḥajar dans Fatḥ al-Bārī (1959 ed. 13:253), al-Turṭūshī dans al-Ḥawādith wa al-Bidaʿ (p. 158-159), et al-Shawkānī, al-Qawl al-Mufīd fī Adillat al-Ijtihād wa al-Taqlīd (1347/1929 ed. p. 36). La parole deʿUmar (rady Allāh ‘anhu) est rapporté par Mālik dans al-Muwaṭṭa' et al-Bukhārī dans son ṣaḥīḥ.
[2] Rapporté d’al-Rabīʿ par al-Bayhaqī dans son Madkhal et Manāqib al-Shāfiʿī (1:469) avec une chaīne authentique comme le dit Ibn Taymiyya dans son Dār' Taʿārud. al-ʿAql wa al-Naql (p. 171) et à travers al-Bayhaqī par Ibn ʿAsākir dans Tabyīn Kadhib al-Muftarī (Kawtharī ed. p. 97). Cité par al-Dhahabī dans le Siyar (8:408), Ibn Rajab dans Jāmiʿ al-ʿUlūm wal-Ḥikam (p. 267=Zuḥaylī ed. 2:52-53=Arna'ût. ed. 2:131 ṣaḥīḥ), et Ibn Ḥajar dans Fatḥ al-Bārī (1959 ed. 13:253).
[3] Al-Haytamī, al-Tabyīn fī Sharḥ al-Arbaʿīn (p. 32).
[4] Ibn al-ʿArabī, ʿārid.at al-Aḥwadhī (10:147).
[5] Cf. al-Lacknawī, Iqāmat al-Ḥujja (p. 12).
[6] Al-Bayhaqī, Manāqib al-Shāfiʿī (1:469).
[7] Al-Ghazzālī, Iḥyā' ʿUlūm al-Dīn (1:276).
[8] Ibn al-ʿArabī, ʿārid.at al-Aḥwadhī (10:146-147).
[9] Ibn Ḥazm, al-Iḥkām fī Uṣūl al-Aḥkām (1:47).
[10] Rapporté de Jarīr ibn ʿAbd Allāh al-Bajalī par Muslim, al-Tirmidhī, al-Nasā'ī, Ibn Mājah, Aḥmad, and al-Dārimī. Aussi rapporté avec une formulation similaire de Abū Hurayra par Ibn Mājah et Aḥmad; de Abū Juḥayfa par Ibn Mājah; et de Hudhayfa par Aḥmad.
[11] Rapporté de al-ʿIrbād. ibn Sāriya par al-Tirmidhī (qu’il classe comme étant ḥasan ṣaḥīḥ), Abū Dāwūd, Ibn Mājah, Aḥmad, al-Dārimī, Ibn Ḥibbān (1:178-179 #5 ṣaḥīḥ), al-Ḥākim (1:95-97=1990 ed. 1:174-177) - qui le considère autentihique ṣaḥīḥ, ce que confirmera al-Dhahabī - et dans al-Madkhal ilā al-ṣaḥīḥ (p. 80-81), al-ājurrī dans al-Sharīʿa (p. 54-55 #79-82=p. 46 ṣaḥīḥ), Ibn Abī ʿāṣim in al-Sunna (p. 29 #54 ṣaḥīḥ), al-Ṭaḥāwī dans Mushkil al-āthār (2:69=3:221-224 #1185-1187 ṣaḥīḥ), Muḥammad ibn Naṣr al-Marwazī dans al-Sunna (p. 26-27 #69-72 ṣaḥīḥ), al-Ḥārith ibn Abī Usāma dans son Musnad (1:197-198), al-Rūyānī dans son Musnad (1:439), Abū Nuʿaym dans Ḥilyat al-Awliyā' (1985 ed. 5:220-221, 10:115), al-Ṭabarānī dans le Musnad al-Shāmiyyīn (1:254, 1:402, 1:446, 2:197, 2:298) et dans al-Kabīr (18:245-257), al-Bayhaqī dans al-Sunan al-Kubrā (10:114), al-Madkhal (p. 115-116), al-Iʿtiqād (p. 229), et Shuʿab al-‘mān (6:67), al-Baghawī qui le déclare bon (hassan) dans ḥasan in Sharḥ al-Sunna (1:205 #102 isnād ṣaḥīḥ), Ibn al-Athīr dans Jāmiʿ al-Uṣūl (1:187, 1:279), Ibn ʿAsākir dans al-Arbaʿīn al-Buldāniyya (p. 121), Ibn ʿAbd al-Barr dans al-Tamhīd (21:278-279) et Jāmiʿ Bayān al-ʿIlm (2:924 #1758) où le déclare authentique (ṣaḥīḥ), et d’autres.
[12] Ibn al-Athīr, al-Nihāya (1:79 entry b-d-ʿ).
[13] Ibn ʿAbd al-Salām, al-Fatāwā al-Mawṣiliyya (p. 129).
[14] Ibn ʿAbd al-Salām, al-Qawāʿid al-Kubrā (2:337-339) cf. al-Nawawī dans al-Adhkār (Thaqāfiyya ed. p. 237) et Tahdhīb al-Asma' wal-Lughāt (3:20-22), al-Shāṭibī dans al-Iʿtiṣām (Beirut ed. 1:188), al-Kirmānī dans al-Kawākib al-Darārī (9:54), Ibn Ḥajar dans Fatḥ al-Bārī (13:253-254), al-Suyūṭī, en introduction à Ḥusn al-Maqṣid dans al-Ḥāwī lil-Fatāwā; al-Haytamī dans ses Fatāwā Ḥadīthiyya (p. 150), Ibn ʿābidīn dans Radd al-Muḥtār (1:376) etc.
[15] Al-Nawawī, Tahdhīb al-Asmā' wal-Lughāt (3:20-22).
[16] Ibn Hajar, Fath al-Bārī (1959 ed. 5:156-157=1989 ed. 4:318).
[17] Al-Kirmānī, al-Kawākib al-Darārī Sharḥ Ṣaḥīḥ al-Bukhārī (9:54), Ibn ʿĀbidīn, Ḥāshiya (1:376, 1:560); al-Turkmānī, al-Lumaʿ fīl-Ḥawādith wal-Bidaʿ (Stuttgart, 1986, 1:37); al-Tahānawī, Kashshāf Isṭilāḥat al-Funūn (Beirut, 1966, 1:133-135); al-ʿAynī, ʿUmdat al-Qārī in al-Ḥimyarī, al-Bidʿat al-Ḥasana (p. 152-153).
[18] Al-Ṭurṭūshī, Kitāb al-Ḥawādith wa al-Bidaʿ (p. 15, p. 158-159); Ibn al-Ḥajj, Madkhal al-Sharʿ al-Sharīf (Cairo, 1336/1918 2:115); al-Qarāfī, al-Furūq (4:219) cf. al-Shāṭibī, al-Iʿtiṣām (1:188-191); al-Zurqānī, Sharḥ al-Muwaṭṭa' (1:238). Al-Shāṭibī's Iʿtiṣām a recirculé grāce à deux Wahhābīs: Rashīd Rid.ā puis Salīm Hilālī. Un troisième, Muḥammad ʿAbd al-Salām Khad.ir al-Shuqayrī - étudiant de Rida - est l’auteur d’al-Sunan wal-Mubtadaʿāt al-Mutaʿalliqa bil-Adhkār wal-Sṣalawāt qui est rempli de contes invérifiables qu’il s’est appliqué à dénoncer.
[19] Abū Shāma, al-Bāʿith ʿalā Inkār al-Bidaʿ wa al-Ḥawādith (Riyad: Dār al-Raya, 1990 p. 93, Cairo ed. p. 12-13) comme il a déjà été mentionné. Note: “consensus” (ijmāʿ) est plus global que le terme “accord” (ittifāq), et cause d’obligation.
[20] Ibn Rajab, al-Jāmiʿ fīl-ʿUlūm wal-Ḥikam (2:50-53), et la section consacrée à l’innovation dans le Iqtid.ā' al-Sṣirāṭ al-Mustaqīm Mukhālafat Aṣḥāb al-Jaḥīm d’Ibn Taymiyya'. C’est la position d’Ibn Kathīr: voir son exégèse du verset (Il est Le Créateur des cieux et de la terre à partir du néant !) (2:117) dans son Tafsīr. Il a suivi son professeur Ibn Taymiyya sur cette question.
[21] Bakhīt, Fatāwā Ḥadīthiyya (p. 205).
[22] Al-Shawkānī, Nayl al-Awṭār (4:60).

(traduit par Aly Sall)





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